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Moulins curieux, curieux moulins
mars 2008
Le Moulin Vertain, à Templeuve (Nord)
(transcription de la brochure vendue au moulin)

HISTORIQUE
L'origine du premier moulin de Templeuve, remonte à une époque
très ancienne puisqu'il est déjà mentionné en 1328
dans les rentes de l'Abbaye d'Anchin sous le nom de "Moulin de Viertain".
La tour, telle qu'elle est aujourd'hui, existait déjà au 16e siècle
comme l'atteste la découverte d'un plan rarissime dont nous parlerons plus
loin.
En 1616, le moulin de Vertain est incendié par fait de guerre. En 1669,
le 17 janvier, une estimation de l'édifice prouve qu'il ne possède
qu'une seule paire de meules d'un diamètre de 2 mètres. Le propriétaire
est le seigneur de Vertain, d'Aigremont, etc... Henin Robert. Le meunier est Jean
Lespaignol. Une nouvelle estimation est effectuée le 28 avril 1777 à
la demande du marquis d'Aigremont et du meunier Jean Baptiste Wartelle. Le moulin
compte alors deux paires de meules et deux rouets comme encore aujourd'hui. La
tour est bien figurée dans sa forme actuelle sur le plan établi
en 1691 pour Pierre Louys Joseph Jacops écuyer seigneur d'Haüly d'Aigremont
etc... Son descendant Henri Louis Marie Jacops marquis d'Aigremont émigre
à la Révolution, et le moulin est vendu à un nommé
Masse le 24 vendémiaire an 6.
En 1824, iI est la propriété de Castelain Jean Baptiste, meunier,
puis en 1836, de Havez-Debuchy, marchand de grains à Templeuve ; en 1849,
de Havet Louis Alexandre et Henri, enfants mineurs à Wazemmes puis rentiers
à Lille ; en 1876, de Havet Louis Joseph, marchand boucher à Lille
; en 1887, de Havet-Vanhoverberghe Louis veuve, propriétaire à Lille
: en 1908, de Baratte Paul, propriétaire à Templeuve puis notaire
à Paris ; en 1965, de Baratte-Delapalme Georges, notaire à Paris
et de Mme Cousin née Baratte Jeanne à Grenoble.
Le dernier meunier fut Jean-Baptiste Houzé qui, né en 1860 et décédé
en 1908, vint au moulin en 1888 sitôt son service militaire achevé.
Sa veuve acheva de moudre les derniers sacs de grains et le moulin fut abandonné.
A cette époque il était blanchi à la chaux et pour cette
raison on l'appelait le Moulin Blanc. Il était cependant plus connu sous
le nom de Molin d'briques. C'est pendant la première guerre mondiale qu'il
subit ses premières dégradations. Les gens allaient y chaparder
du bois pour se chauffer. Les Allemands s'y exerçaient au tir et à
la grenade dans des tranchées qu'ils avaient creusées.
En 1930, la toiture fut restaurée avec des ardoises naturelles remplaçant
les bardeaux de chêne. Hélas, encore en assez bon état après
la Seconde Guerre mondiale, la toiture se dégrada rapidement et n'était
plus que ruine lorsque le moulin fut sauvé définitivement en 1973.
LE SAUVETAGE
Quoiqu'une première démarche eut lieu en 1972, c'est l'année
suivante que le moulin sera sauvé. En effet, lors du 3e symposium de Molinologie
qui s'est tenu à Amhem en mai 1973, une motion fut signée par tous
les participants et expédiée aux Pouvoirs Publics : Ministère
des Affaires Culturelles, Conservation des Bâtiments de France, Préfecture,
Conseil Général et Commune de Templeuve.
Tous répondent favorablement. Lors de la réunion du Conseil du 23
juillet, la municipalité accepte l'acquisition du moulin. La Préfecture
a agi dans ce sens également. Le Conseil Général accorde
une subvention à la commune, et le Ministère des Affaires Culturelles,
après un examen de ses services de Lille (Conservation des Bâtiments
de France), lance la procédure de protection du moulin au titre des sites.
Le 3 décembre, les éléments du dossier sont transmis en vue
du classement, qui interviendra... 5 ans plus tard ! La parcelle n° 329, section
C du cadastre comprenant le moulin et formant une superficie de 634 m2 40 est
classée dans les sites à la date du 8 août 1978.
Les travaux ne sont cependant pas entrepris aussitôt. Sur l'insistance de
1'ARAM, une mesure provisoire est prise en 1975 par la pose d'une bâche
et l'enlèvement d'une partie du mécanisme en vue d'attendre des
jours meilleurs. L'opération est effectuée bénévolement
par les Compagnons du Devoir sous 1'égide de 1'ARAM et financée
par la commune.
C'est le classement de l'édifice qui va déclencher le mouvement
du fait que la commune est certaine d'obtenir des subventions. Elle cède
la maîtrise d'uvre des opérations à 1'ARAM qui va constituer
les dossiers de demandes de subventions et superviser les travaux.
Le 21 novembre 1978, une première réunion se tient à la mairie
de Templeuve pour définir le financement des travaux qui seront étalés
sur plusieurs années, en quatre tranches. La première, en 1979,
voit la participation financière de la commune, du Conseil Général,
du Ministère de l'Environnement et, grâce à 1'ARAM, du Ministère
de la Jeunesse et des Sports. En 1980, 2e tranche, les mêmes partenaires
sont réunis auxquels s'ajoute le Ministère de l'Agriculture. 1981-82,
toujours grâce à 1'ARAM, un nouveau partenaire vient compléter
le plan de financement, il s'agit de la Région. Enfin, la 4e tranche en
1983-84, voit la participation de la commune, de la Délégation Régionale
à l'Architecture et l'Environnement (Ministère de l'Urbanisme et
du Logement), du Conseil Général et de la Région.
Au total, c'est environ 1 000 000 F qui auront été débloqués
et qui vont permettre la reconstruction totale du moulin.
LA RESTAURATION
Les travaux vont débuter avec la restauration de la tour en janvier 1980.
Ils vont s'étaler sur toute l'année et s'achever en juillet 1981.
C'est une rénovation très profonde : des milliers de briques sont
remplacées et les lézardes effacées. Le sommet de la tour
d'une épaisseur de 1, 12 m est entièrement démonté
sur une hauteur de l m, brique par brique.
Avec celles-ci, un nouveau parement de 22 cm est maçonné de chaque
côté de la muraille et dans l'intervalle un chaînage en béton
armé est coulé, le tout reconstitué comme à l'origine.
C'est une opération à cur ouvert sans traces visibles ! Auparavant,
le 4 février 1980, les pièces de bois avaient été
enlevées et transportées à Villeneuve-d'Ascq où certaines
seront conservées et d'autres réutilisées. Les relevés
complets de l'ensemble avalent également été effectués
afin de dresser des plans précis.
Le 14 janvier, une énorme bille d'iroko de 15 m3 est débitée
dans une scierie de Gand, dont une grande partie servira à remplacer les
poutres essentielles de la charpente. C'est le 19 février 1981 que le pivot
est débité dans la scierie Vrand à la Flamengrie (Avesnols).
Il s'agit d'un superbe chêne provenant de la forêt de Mormal. Un autre
magnifique chêne abattu par une tempête, sera débité
en 2 pièces par la scierie Péter à Lapugnoy (Pas de Calais),
l'une pour réaliser le maître-sommier de 5 m x 0,60 x 0,60 et la
seconde pour l'arbre-moteur du moulin à eau de Felleries de 4,80 x 0,40
x 0,40.
En
mars tous les bois sont à pied d'uvre à Villeneuve-d'Ascq,
au Centre Régional de Molinologie où s'effectuera toute la fabrication
de la charpente (selon plan ci-contre). Reste à trouver le charpentier
! C'est un compagnon menuisier, Bernard Manon, qui est intéressé
par l'affaire et qui de plus, désire s'installer à son compte. Nous
lui offrons l'atelier du Centre Régional de Molinologie pour le temps de
construction du moulin. Mais c'est un compagnon charpentier du Lyonnais, François
Emain, embauché par la Société Création Bois créée
par Bernard Marion, qui exécutera les travaux. Le 17 juillet, dès
son arrivée, il entame la taille du maître sommier et le 30, celui-ci
est assemblé au pivot.
A la rentrée de septembre, un nouveau charpentier est embauché,
Patrick Ducros, qui nous vient de Grenoble. Ensemble ils vont réaliser
un ouvrage remarquable. En septembre, le niveau du 1er étage est achevé,
en octobre le second et en décembre l'enrayure du comble. En avril 1982,
la toiture est assemblée à blanc. En mai, le chemin du roulement
latéral de la tour est corrigé et rendu parfaitement rond et le
7 juin, toute la charpente est transportée sur place.
Entre-temps, un troisième charpentier, un Bourguignon, remplace le Lyonnais.
Mais ce dernier sera néanmoins présent activement au levage de son
"uvre" qui se déroulera le 21 juin pour le pivot et les
deux étages, et le 22 juin pour la toiture levée d'une seule pièce.
En juillet-août, les bardeaux en châtaignier sont fixés sur
la couverture par de jeunes aspirants compagnons couvreurs bénévoles,
sauf le sommet qui sera terminé l'année suivante afin de permettre
la mise en place des meules et de l'arbre-moteur.
En février 1983, le petit rouet est fabriqué tandis que le grand
de 2,90 m de diamètre l'est en mars. L'arbre-moteur est taillé dans
un magnifique chêne et sera achevé avec la mise en place de la nouvelle
tête en fonte en mai. Celle-ci, création nouvelle de 1'ARAM, fut
fondue le 30 juin 1982 à Jeumont. Le modèle avait été
fabriqué sur les plans du Président de l'ARAM, par les élèves
du Lycée d'Enseignement Professionnel de Maubeuge.
L'ensemble est transporté et levé le 26 mai en même temps
que les meules dont une paire provient du moulin Gourdin d'Offekerque (actuellement
à Vllleneuve-d'Ascq) et la 2e d'une petite minoterie de Zeggers-Cappels.
La queue en Iroko est montée aussitôt avec ses deux bracons taillés
dans les anciennes ailes du moulin de Wormhout. Les deux derniers pans de la toiture
sont recouverts de bardeaux par une nouvelle équipe de jeunes couvreurs
bénévoles, dans le courant du mois d'août. En décembre,
le grand escalier est installé tandis que les archures, trémie et
plancher du second étage sont mis en place, clôturant ainsi les travaux
de la 3e tranche. La 4e tranche est effectuée dans le premier semestre
1985, après une année d'arrêt. La motte est achevée.
Les ailes, réalisées par les frères Peel de Gistel (Belgique),
sont montées en juin. Elles mesurent 24 mètres. L'inauguration du
moulin a lieu le 15 juin, soit 12 ans après son acquisition par la commune.
Ce fut un long apprentissage de patience, mais quel plaisir intense ressentions-nous
lors de la première envolée des ailes, qui tournaient pour la première
fois, après près de 80 ans d'immobilité !
UN MOULIN UNIQUE QUI NE FUT PAS UNIQUE !
L'intérêt du moulin de Vertain réside essentiellement dans
sa conception architecturale dont il ne subsiste aucun autre exemplaire. Conception
qui peut sembler illogique car les inconvénients sont nombreux et ne facilitent
pas la tâche du meunier. Les deux planchers pivotant avec l'ensemble de
la construction ne peuvent pas recevoir beaucoup de sacs de grains. L'enrayure
doit être particulièrement solide à cause du porte à
faux assez important de ses bras portant la toiture et qui ne repose nulle part
sur la tour. Celle-ci doit subir les à-coups répétés
de la masse de bois s'appuyant à son sommet, au niveau latéral.
Il n'est donc pas étonnant qu'elle se soit lézardée malgré
son épaisseur (1,25 m à la base, 1,12 m au sommet), c'est pourquoi
d'ailleurs elle était renforcée de trois cercles en fer.
Enfin, on peut supposer qu'une telle masse pouvait être difficile à
orienter face au vent. Il n'en est rien cependant et l'exemple du moulin de Templeuve
le prouve, mais aussi un document d'une importance capitale (dessin ci-contre)
tout récemment découvert par Paul Delsalle, historien.
En effet, un devis de travaux, daté du 2 mars 1571, relate la description
d'une construction semblable à celle de Templeuve et affirme que par ce
système (nouveau) un seul homme, voire un enfant de 15 ou 16 ans, peut
orienter le moulin. De surcroît, le devis est accompagné d'un plan
représentant presque intégralement la même disposition que
celle de Templeuve. Presque, car il semble qu'il n'y ait pas de premier étage.
Le moulin en question appartient en 1571 à la baronne de Cysoing, Yolente
de Werchin, pour moitié, l'autre moitié revenant aux Pères
Chartreux de Tournai.
Il est situé à Templemars, à 9 km à vol d'oiseau de
Templeuve. Le moulin, une tour en briques, menace ruine et les travaux de remise
en état sont très importants à en juger par les devis, tant
du maçon que du charpentier. Le premier devra percer la muraille pour disposer
trois fenêtres et trois portes et en boucher d'autres, le second devra renouveler
pratiquement toute la charpente intérieure, même les escaliers. En
fait il s'agit plus d'une construction nouvelle, car celui-ci indique dans son
premier paragraphe que pour mettre le moulin au vent sans engin il faut mettre
un pivot qui reposera sur une pierre. Plus loin il indique qu'il faut liaisonner
les poteaux à la plate-forme, ce qui permettra d'ôter les roues et
molettes qui sont situées sur le chemin de roulement et contre la muraille.
C'est donc un changement radical qui est effectué. La calotte tournante
est remplacée par le système que l'on peut encore voir à
Templeuve et qui en fait un édifice d'un intérêt exceptionnel.
Gilles de Lannoy en est-il l'inventeur ? C'est fort probable. Il indique également
qu'il a réalisé cette même opération au moulin de "Monsieur
de Sanghin à Riviestre" près d'Aarschot en Brabant. On a, depuis,
retrouvé ce moulin. Il s'agit de celui de Betekorn dont la tour existait
effectivement au 16e siècle. Hélas, elle est actuellement vidée
de tout son mécanisme.
Ce système fut-il efficace ? Si celui de Templeuve a survécu, celui
de Templemars n'existait déjà plus à la Révolution,
et l'on sait que celui de Betekorn a été de nouveau transformé
par la suite.
Caractéristiques techniques
Tour : Hauteur 10,20 m, diamètre intérieur 5,10 m.
Restauration : entreprise Maillet, Lille.
Charpente : Bois : Chêne, orme, Iroko.
Reconstruction : Entreprise Création Bois, Villeneuve-d'Ascq
Couverture : Compagnons du Devoir stagiaires.
Escalier : Entreprise Halleumieux-Segard-Wattrelos
Fenêtres : Lycée d'Enseignement Technique de Loos.
Pièces de fonderie : Lycée Mixte d'Etat de Maubeuge.
Mécanisme : Grand rouet : diamètre 2,90 m. Le sabot de frein provient
du moulin
du Danube (Moeres),
Deux paires de meules
Petit rouet : diamètre 2,00 m. L'ancien portait les inscriptions :
A. LAIGLE. CHARPENTIER DE MOULIN A ARMENTIERES. 1840.
Il s'agit de Archange Joseph Laigle, né à Fleurbaix en 1800 et décédé
à Armentières en 1861.
Tête des ailes en fonte : Poids 1630 kg.
Toute la structure du moulin repose sur la pointe de ce gros pivot tournant.
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Les poutres essentielles de la charpente supportent le plancher du premier
étage.
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Une enrayure munie de gros galets en bois assure le centrage
dans la tour et permet à l'ensemble de pivoter sans effort. La tour
doit être très solide.
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La lanterne montre que la meule du moulin n'est pas fonctionnelle. Malheureusement.
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L'arbre supporte des ailes de grandes dimensions. Le grand
rouet mesure 2,90 m.
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lundi, 7 juillet, 2008
Historique :
Moulin du mois
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Curieux Moulins,
moulins curieux
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juin 2008 Le Centre Régional de Molinologie
à Villeneuve d'Ascq (Nord)
février 2008 Le moulin Trouillet, à
Sannois (95)
septembre 2007 Le moulin-huilerie de Fondremand
(Haute-Saône)
août 2007 Le Moulin-Bas, à Walheim
(Haut-Rhin), la perle du Sundgau
juin 2007 La restauration du Moulin de Saint-Hymer
(Calvados)
mars 2007 Les moulins communaux de Saint Jacut
les Pins (Morbihan)
janvier 2007 Le Moulin du Got, à Saint
Léonard de Noblat (Haute-Vienne)
décembre 2006 Le Lauragais pays des moulins
à vent.
septembre 2006 Le moulin des Eventés
à Saint-Pierre-le-Moutier (Nièvre)
juillet 2006 Le moulin à vent de Bouhy
(Nièvre)
juin 2006 Le moulin de Fromentière, un
moulin qui revit !
mars 2006 Les Moulins de Touraine
octobre 2005 Le Moulin du Pont, à Daoulas
(Finistère)
septembre 2005 Moulin d'en Bas, à Montgeard
(Haute-Garonne)
juillet 2005 Le Moulin à Huile, Ruffey
(Jura)
avril 2005 Moulins de Vendée
novembre 2004 Le Moulin à eau de la Masse,
aux Junies (Lot)
août 2004 Moulin à vent des Roises,
à Azannes (Meuse)
juillet 2004 Moulin du Pont, Sion-les-Mines
(Loire-Atlantique)
mai 2004 Les Moulins de Kérouat, Commana
(Finistère)
mars 2004 Le Moulin à vent Cavalier de
Langlade (Gard)
décembre 2003 Le Moulin de Las Touillas,
à Ussel (Corrèze)
août 2003 Le Moulin à vent de Pech
Rouzaud.
juillet 2003 Le Moulin de Churet.
juin 2003 Le Moulin Bonnet, à Boulbon
mai 2003 Le Moulin à vent de Montceau
et Écharnant ( Côte d'Or )
avril 2003 Le Moulin à vent Saint Marmé,
à Torxé ( Charente Maritime )
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