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Entreprises de
restauration


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Nouvelles des restaurations
Le Moulin de Marcy, à Le
Molay-Littry (Calvados)
Une nouvelle roue, 25 ans après
Le Moulin du Haut de
Bellefontaine, à Grosville (Manche)
a retrouvé sa roue
Le moulin de Pont des
Vents à Montfleur
Il y a 10 ans, le moulin hydraulique de
Pont des Vents à Montfleur était réhabilité en moulin écomusée. Après des mois
de restauration les meules tournaient de nouveau pour fabriquer de la farine
de gaudes (maïs grillé écrasé). Bruno et Christine ont lancé l'activité du
moulin en fabriquant farine, pains et produits cuits au feu de bois, recevant
des groupes et des écoles pour leur faire découvrir les ficelles de ces 2
métiers que sont la meunerie et la boulangerie. Le moulin appartient à la
communauté de communes mais Bruno et Christine en sont liés par un bail de
mise à disposition afin d'y développer leur entreprise.
Depuis c'est
la roue qui a tourné... 10 années de travail ont passé : expositions sur les
moulins et le pain à travers le monde, des nouvelles recettes, des ateliers
pour tous, et la poursuite de la restauration du moulin et d'autres projets.
Ce samedi 24 mai, c'est avec tous les acteurs de la réussite de ce projet que
l'écomusée a fêté cet évènement avec une rétrospective de 10 ans
d'expositions sur le pain et les moulins à travers le monde (Corse, Sicile,
Pérou, Italie, Espagne, Maroc...), la projection de l'inventaire des moulins
de la Valouse dans le Jura (par M. Bride de l'association des amis des
moulins du Jura), le tout clôturé par le buffet du meunier et marquisette
locale (cocktail maison).
Il aura fallu 10 ans pour mettre en route la 2e partie du moulin, à savoir le
process de mouture blé. Inexistant au départ, il a fallu le penser et
l'intégrer dans l'activité du moulin. C'est un système simplifié qui a été
choisi et qui produit déjà de la farine sur meules proche d'une farine type
65. Heureux de cet aboutissement passionnant, Bruno peut maintenant fabriquer
son pain au levain nature avec sa farine de meules !
Les essais ne sont pas finis pour autant, et Bruno et Christine recherchent
un producteur de blé bio local afin d'aller jusqu'au bout de leur
philosophie.
Quelques chiffres: production: 6 T de farine de gaudes
Visiteurs: 7500 visiteurs/ an
Moulin de pont des Vents
39320 Montfleur Tél : 03 84 44 33 51
vendredi,
30 mai, 2008
Le
Moulin des Aigremonts, à Bléré (Indre-et-Loire)
Ce moulin à vent cavier domine la ville de Bléré. Il fut
longtemps considéré comme un cavier "sans masse". L'examen du
massereau (épaisseur des murs, signes visibles de la cave d'entrée) a
finalement démontré qu'il comportait bien une masse avec plusieurs caves
voûtées.
La restauration a commencé en 2005 par la pose de la hucherolle, avec l'arbre
mais sans les ailes. Il fallait en effet que le massereau soit conforté par
la masse pour que le moulin puisse tourner. L'essentiel du travail de
maçonnerie et la pose des ailes ont été réalisés en 2007. Le moulin est donc
en mesure de fonctionner. Une belle restauration à l'actif de la commune de
Bléré !
mercredi,
23 avril, 2008
 Moulin
à vent de la Bourdinière à Pannecé (Loire-Atlantique)
La commune de Pannecé a compté plusieurs moulins à vent,
dont subsistent des tours plus ou moins bien conservées. Le Moulin de la
Bourdinière est situé sur une éminence, à quelques kilomètres du bourg, sur
la route de Saint-Mars-la-Jaille. La nature de sa maçonnerie indique qu'il
est sans doute très vieux. Il avait conservé son toit couvert de tôles
rouillés qui vient d'être déposé, par l'entrepise Croix,
charpentier-amoulageur du Maine-et-Loire. Celui-ci repose maintenant à côté
du moulin avec le chemin de roulement, la crémaillère, le gros fer et la
lanterne.
Il est difficile d'accès. Le moulin devrait être restauré courant 2008.
mercredi,
12 mars, 2008
Le Moulin Saint-Lazare,
à Lamballe (Côtes d'Armor)
Ce moulin tour, vieux depuis plus de 200 ans, domine la
ville de Lamballe. Il fut la propriété du Duc de Penthièvre jusqu'en 1799. Il
passa entre les mains de plusieurs propriétaires au cours du XIXe siècle. Son
dernier meunier cessa son activité en 1901. Il était équipé à ce moment-là
d'ailes Berton. Acheté par la municipalité le 22 août 1972, il fut restauré
en 1974 par le charpentier amoulageur, Jean Peillet.
Il retrouva alors des ailes à toiles mais pas son
mécanisme, qui avait disparu, comme celui de beaucoup de moulins à vent des
Côtes-d'Armor. Il est inscrit à l'Inventaire Supplémentaire des Monuments
Historiques depuis le 7 septembre 1977. Il est actuellement mis à la
disposition d'une association sans lien avec les moulins. Après 35 ans, les
ailes viennent d'être changées par le charpentier-amoulageur Yves Morio.
Il ne se visite pas, mais il est bien visible de l'extérieur. Sa
plateforme offre une belle vue sur la ville.
mercredi,
12 mars, 2008
Le
Moulin Saint-Michel à Saint-Quay-Portrieux (Côtes-d'Armor)
Le
moulin lors de sa dernière restauration
Ce moulin à vent fut construit très tardivement, en 1830.
Il fut reconstruit en 1875 par M. Le Gagne. Il fonctionna jusque vers 1890,
jumelé avec le moulin à eau de Rolland et il a cessé de travailler avant
1890. Ensuite, il a été vendu à un docteur parisien qui en a fait sa
résidence au bord de la mer. La municipalité l'a racheté en 1968 et l'a fait
restaurer par le charpentier-amoulageur Jean Peillet. Sa tour mesure 8 m de
haut et le toit 3 m. Ses ailes à toiles, qui ont remplacé les ailes Berton
d'origine, sont immenses (22 m) et furent munies d'un système ingénieux de
déploiement des toiles. La remise au vent a eu lieu le 16 octobre 1971 ; ce
fut la première en Bretagne. Grace à une association qui s'en occupe, il a
fait l'objet d'une restauration complète en 2004 par le
charpentier-amoulageur Yves Morio. La remise en place du mécanisme est prévue
avant l'été 2008. Le moulin qui tourne au vent depuis des années pourra donc
maintenant faire de la farine.
Ouvert en Juillet et Août.
mercredi,
12 mars, 2008
Les Amis du Moulin de
Hundsbach
Un moment si
attendu est arrivé : Nous allons procéder au montage de la roue à augets du
Moulin de Hundsbach.
Nous vous invitons à contempler l'assemblage d'une restauration assez
imposante, une inauguration aura bien sur lieu ultérieurement.
Le
montage se fera samedi le 1er décembre 2007 toute la journée.
Sannois (Val d’Oise)
Avec le concours de l'ARAM N/PDC, l'année se termine en
beauté, avec le retour du moulin Trouillet à Sannois. Le changement effectué
mercredi 5 décembre, le transport de la cage en convoi exceptionnel arrive le
7 à Sannois. La cage est redressée sur la motte le 10 décembre, les ailes
arrivent dans l'après-midi, et le 11, la cage est installée sur le pivot,
tandis que la toiture est bloquée sur l'autoroute à cause d'un radar sauté
par une bombe ! Elle arrive avec plusieurs heures de retard et est aussitôt
levée dans la soirée.
Les ailes sont installées ce mardi 18 décembre 2007. La
mise en route se fera en janvier. Toutes les opérations supervisées par J.
Bruggeman et réalisées par l'entreprise Thomaes Molenbouw, des Pays-Bas.
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photo Annie Bouchard
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jeudi, 20 décembre, 2007
Le Moulin Chérin à Louzé
(Haute-Marne)
Nous avons redonné vie à la roue du moulin
Chérin qui n'avait pas tourné depuis au moins 1922. Elle avait été condamnée
par mon arrière grand père, le moulin continuant à tourner avec une turbine
"singry" (de 1910 me dit-on). Arrêt des meules en 1961.
C’est une roue en métal de 3 mètres de diamètre et 92 de large, roue de
poitrine.
Avec un ami et les conseils d'un artisan local, nous avons réussi à la
débloquer et nous avons eu la bonne surprise de découvrir que la partie
cachée était en parfait état mais recouverte d'une couche de 3 cm de calcaire
qu'il a fallu faire sauter au burin (j'en ai encore des souvenirs dans les
bras).
Nous devons encore valider la solidité des murs porteurs car elle subit un
déséquilibre qui résonne dans les murs.
Il ne nous reste plus qu'à imaginer un systéme d'entrainement à partir de la
roue car il ne reste plus rien. Mais ce sera pour l'année prochaine.
Le site date d'au moins 1100, le site de moulin le plus ancien du pays du Der
date de 870.
Voila ce que je peux vous dire pour notre petite aventure…
Emmanuel
GAUPILLAT
jeudi, 26 juillet, 2007
Des moulins hydrauliques médiévaux dans le Jura
Des moulins à eau du Moyen Âge ont été
découverts à Thervay, à l'occasion des travaux de la future ligne à grande vitesse
reliant Dijon à Mulhouse. Les vestiges des installations ont été mis au jour
à proximité du lit du Gravelon, petit affluent de la rive gauche de l'Ognon,
tout près de la grange du Colombier, dépendance de l'abbaye cistercienne
d'Acey.
Créée au XIIe siècle (1133/1134), l‘abbaye
d’Acey possédait des domaines agricoles, des « granges » dont
quatre au moins possédaient un moulin à farine et des ribes à chanvre, comme
l’explique René Locatelli dans l’ouvrage « L’Abbaye Notre-Dame d’Acey,
(Éditions Cêtre, page 64) : « Effectivement, dès l'année 1137 au
plus tard, existe la grange de Colombier, toujours associée par la suite à
Athée, qui exploite les possessions primitives de la forêt de la Serre
jusqu'à Thervay, Brans, et qui regroupe les multiples activités d'une
agriculture vivrière : cultures céréalières et viticoles, élevage,
exploitation de la forêt, pêcherie sur les bords de l’Ognon, moulin sur le
petit ruisseau dit « Ateboum » (aujourd’hui Gravelon). Contrairement à la
situation actuelle, cette contrée semble alors d'un bon rapport, à en juger
par les tentatives d'infiltration des seigneurs et des gens de
Thervay ».
La fouille a eu lieu pendant l'hiver
2007-2008 dans des conditions très difficiles puisque le terrain a été
régulièrement inondé par les débordements du Gravelon. En revanche,
l'humidité permanente du lieu, dans un ancien chenal, a favorisé une
excellente conservation de bois flottés parmi lesquels plus de 250 pièces de
moulins à grains (à farine) se répartissant en deux ensembles. Les différents
modèles de pales permettent de répertorier au moins six roues hydrauliques
distinctes. Pour l'instant, la dendrochronologie (datation par l'étude de la
largeur des cernes du bois) fournit des datations placées dans la première
moitié du Xe siècle (919-950) ou dans la seconde moitié du XIIe siècle
(1160-1170). À partir de pales et de jantes, il est aussi possible de
reconstituer une roue à 4 rayons, d'un diamètre de 2,30 m qui comportait 26
pales à tenons. Le responsable du chantier de fouille est Gilles Rollier de
l’Institut National de Recherches archéologiques préventive (INRAP). Les
enjeux de cette intervention sont importants car la meunerie hydraulique du
Moyen Âge est jusqu'à présent fort mal connue.
Pour plus d’information, Voir le reportage INRAP
dimanche, 14 septembre, 2008
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