retour

Nouvelles de la FFAM en 2007


Le Conseil d’Administration de la FFAM se réunira le samedi 30 juin 2007, à Bourg Lastic, de 8h30 à 11h15.

COMPTE-RENDU DE LA JOURNÉE DU 30 JUIN

Il participera dès 11h30, en tant qu’invité, à deux inaugurations importantes, organisées par l’ARAM Auvergne : ouverture du Centre de Ressources des Moulins d’Auvergne et lancement de la Route des Moulins, Des manifestations culturelles et des visites de moulins sont également au programme (Moulins de Sayat, de Graveyroux et Richard de Bas), le samedi et dimanche après midi.

Moulins du Pays Basque

Congrès 2007 de la FFAM, à Saint-Pée-sur-Nivelle (Pyrénées-Atlantiques)

Le groupe des Congressistes après l'assemblée générale du dimanche matin.

Agrandissement

Après l'Alsace en 2006, c'était à nos Amis d'Ardatza-Arroudet (ardatza, l'axe en basque, et arroudet, la roue) de recevoir le Congrès de la Fédération des Associations de sauvegarde des Moulins (FFAM) en Pays Basque. Nos amis étaient manifestement heureux de nous accueillir et n'ont pas ménagé leur peine pour nous préparer un programme particulièrement riche, dont une dizaine de moulins, pour la plupart en parfait état de fonctionnement.

Terre de passage et d'accueil à travers ses marins, ses bergers, ses pèlerins, ses montagnards, ses rois de Navarre, ses saints (François-Xavier, Ignace de Loyola, Laurent de Huesca, Michel Garicoits), ses sorcières et ses religieux divers, elle s'est forgé un art de vivre qu'elle partage volontiers.
Le Congrès, fixé cette année du 27 avril au 1er mai, se déroule maintenant d'une façon immuable, avec un programme de prolongations de plus en plus apprécié. Cette année encore, c'est un très grand succès qui, pour la première fois, nous a conduits à refuser du monde ; même les plus avertis s'y sont laissé prendre.

Accueil chaleureux au moulin de la Place, Plazako Errota, à Saint Pée-sur-Nivelle

Avec le soleil, les Amis d'Ardatza-Arroudet ont accueilli les congressistes arrivés très nombreux des quatre coins de France. Après l'inscription et le passage à l'hôtel, tous étaient conviés à la visite du moulin et à la dégustation des " taloa " de farine de maïs que les spécialistes préparaient sur le " talo burdina " avant de les garnir de ventrèche, de fromage ou de crème au chocolat. Ils étaient accompagnés de cidre, la boisson symbole des bordures de l'océan de Bayonne à la Galice. La mallette traditionnelle était accompagnée du béret basque que l'on pouvait choisir noir ou rouge. La FFAM avait pris soin d'ajouter un porte-clés gravé aux 30 ans de la FFAM, en souvenir de cet anniversaire fêté lors de ce congrès 2007. Les conversations allaient bon train entre les habitués ou les nouveaux venus.

Le Moulin de la Place, Plazako errota, près de l'église, porte aussi le nom " Aquetesse ". Il dépendait de la maison noble de Saint Pée et existe de façon certaine depuis le Moyen Age. En 1449, les troupes de Gaston IV de Foix, fidèles au roi de France Charles VII, battent Ogerot de Saint Pée, fidèle sujet du roi d'Angleterre. L'un des 3 moulins en activité est brulé avec le château d'Ogerot.
Par contre, l'équipement hydraulique ancien n'a pratiquement pas été modifié jusqu'en 2005. L'actuel bâtiment du XVIIe montre ses deux paires de meules, entraînées par deux roudets métalliques (actionnées par la force de l'eau du ruisseau Amespetu), qui, après une pause de 22 ans, ont repris leur activité (le 18 juin 1995) à titre éducatif, pédagogique et touristique. Tout cela grâce à la famille Daguerre, propriétaire depuis 1924, représentée par Louise et Jeanne sa sœur, respectivement secrétaire et trésorière de l'association régionale. Il a d'ailleurs obtenu le label " Moulin de France ", attribué par la Fondation Patrimoine, en 2000. La promenade le long du canal nous a fait découvrir les restes du château et l'église du village qui voit le canal de fuite passer sous son porche avant de rejoindre la Nivelle.

Tous devaient se retrouver dans une salle proche de l'hôtel (exigüe…), pour la conférence du Docteur Jean Pierre Duhard sur l'extraction de meules d'Artzamendi (Arri, Harri, Arre + tza : là où il y a des pierres, et mendi : montagne). L'ancienneté de la présence humaine sur Artzamendi et les montagnes de grès permo-triasiques (Iparla, Gorramendi, ...) est attestée par les premières utilisations de grès de la région : menhirs, dolmens et cercles de pierre. Les bornes limitant les Etats - par exemple celle de la ligne Caro-d'Ornano de 1784-1792 - sont taillées dans le même matériau. Dès 1741, existaient sur Artzamendi (Mont Hartza ou Harcea des archives communales d'Itxassou) des carrières d'extraction de meules de moulins, de lauzes, de dalles, de linteaux, de pierres à aiguiser, de pierre à pressoir, de bornes frontalières. Le fermage de l'exploitation était périodiquement mis aux enchères (à l'encan). Dès 1772, un texte précise l'embarquement au port de Cambo " des meules pour les moulins du pais aux environs de Bayonne et de Dax qu'on tire de Louhossoa et de Bidarray ". Les vestiges actuels (150 meules actuellement répertoriées) concernent pour l'essentiel le Mont Hartza et la commune d'Itxassou. Ces produits étaient évacués par des attelages de bœufs tirant des traîneaux sur des chemins dallés, dont certaines parties montrent encore une étonnante fraîcheur. Le dépouillement des archives d'Itxassou (de 1741 à l'an V) fournit de précieux renseignements sur les conditions d'extraction et d'utilisation de la pierre : dates d'attribution du bail à ferme, nom des personnes, conflits, place des carrières dans la vie de la communauté... Ces caractères justifient par eux-mêmes la recherche globale désormais entreprise sur ces contrées à la charnière du pays de Labourd, de la Basse-Navarre et de la Haute-Navarre

Le Samedi, visite des moulins à eau de la Navarre

Par Cambo-les-Bains, Espelette, pays du célèbre piment, et des petites routes tortueuses dans un paysage verdoyant de près et de forêts, le car arrive au premier moulin.

Le moulin d'Amendeuix, Amenduzeko eihera, sur la Bidouze, a été construit probablement vers 1550, directement derrière un barrage en travers du courant de la rivière Joyeuse. Jean Claude Mailharin son propriétaire depuis 1998, personnage prolixe bondissant d'un bout à l'autre du moulin, l'a restauré en 6 ans, avec amour.
Ce petit bâtiment abrite trois paires de meules actionnées par 3 rouets dont 2 à cuves. Il produit de la farine de maïs et de la farine de blé. On y trouve toutes sortes de mécanismes dus à l'ingéniosité du propriétaire dont une meule entraînée par un moteur électrique par l'intermédiaire de pont et d'arbre de camion.

Le moulin de Potestat, à Domezain (Soule), est intégré dans le bâtiment d'habitation du XVIIIe siècle (moulin daté de 1772) sur le Lauhirasse, affluent du Saison. Implanté sur une zone rocheuse, il est entouré de bois, de prairies et de barthes. La meule à blé en son centre est équipée d'un mécanisme vertical en bois, témoin de l'électrification artisanale de la bâtisse et, lors de l'ouverture de la vanne, 22 ampoules illuminent les pièces principales et les écuries. Lors de la restauration en 2001, le barrage a été consolidé au niveau du trop-plein, on a procédé au curage du bief. Pierre et François Susbielles, soutenus par Gaxux (prononcer Gachouche) qui est membre du Conseil d'Administration d'Ardatza-Arroudet, nous ont expliqué l'histoire de ce moulin situé entre Pays Basque et Béarn. Nous y avons remarqué les archures des meules faites de pièces de bois, sciées en rond et collées sur champ.
Le déjeuner au Trinquet de Larceveau, chez Olharan, Logis de France, fut l'occasion de déguster le vin d'Irouleguy, vignoble chai biologique Riouspeyrous avant de visiter le Musée et le Camp romain (découvert en 1965) avec ses thermes du 1er siècle avant J.C. de Saint-Jean-le-Vieux. Saint-Jean-le-Vieux est riche d'un passé historique exceptionnel qui remonte à l'Antiquité avec la conquête romaine. Ce site dégagé, implanté au pied des ports (cols) de Cize franchissables en toutes saisons, a été choisi par les Romains vers 15 av. J.-C. pour installer une station routière désignée par un document antique sous le nom d'IMUS PYRENAEUS (pied des Pyrénées) : à la fois étape sur la voie romaine de Bordeaux à Astorga (Espagne), poste militaire, comptoir commercial et poste de péage.
Les fouilles sur ce site, découvert en 1965 et classé Monument Historique en 1984, ont permis de mettre au jour des thermes ainsi que divers mobiliers exposés dans le musée construit à proximité (amphores, monnaies, céramiques, verre…).
Toujours à Saint-Jean-le-Vieux, situé sur le Chemin de Compostelle, à deux pas de la chapelle romane de La Magdeleine, le Moulin d'en bas, Peko eihera, se trouve sur le Laurhibar. Il est cité en 1249. Rénové depuis 2 ans, il a ouvert ses portes au public en 2005. Cette année, lors des Journées des Moulins et du Patrimoine, il a régalé son monde de " talo ", fabriqués à base de maïs bio cultivé dans le village voisin. L'accueil chaleureux de la famille Lacroix et les commentaires du fils Nicolas font partie des charmes de ce moulin.

La journée s'est terminée par la célébration du 30ème anniversaire de la FFAM. Roland Agrech, ancien Président de la FFAM, a dressé un historique de la Fédération. Repas de gala, énorme gâteau d'anniversaire (2 pièces montées en forme de moulins) et champagne étiqueté 30 ans FFAM, danses et farandoles nous ont permis de fêter dignement et joyeusement l'évènement.
Dimanche matin : Assemblées générale extraordinaire et ordinaire de la FFAM
Les délégués des associations et toutes les personnes intéressées se retrouvaient à 9 heures dans la magnifique salle " Inharrea ", pour les assemblées générales. Sonorisation et projecteurs vidéo ont permis à chacun de participer dans un confort parfait. Les stands de vente des associations avaient trouvé place très confortablement dans la mezzanine qui parcourt tout le bâtiment. Les ventes ont été actives, en raison de la présence de nombreux nouveaux adhérents et de la récente publication d'ouvrages.
Évènement ! Nos responsables ont proposé le changement du nom de la FFAM : La Fédération Française des Amis des Moulins devient la Fédération Française des Associations de sauvegarde des Moulins. Cependant le sigle reste le même : FFAM (le " s " de sauvegarde étant sous-entendu). La Présidente a expliqué les raisons qui ont amené le Conseil d'administration à prendre cette importante décision, qui avait déjà été largement débattue dans les éditos des deux derniers Flashs (n° 63 et 64) (voir dernier édito en ligne sur www.moulinsdefrance.org/ffam/urgent.html). Après réponses aux participants souhaitant quelques précisions, cette proposition a été votée à la majorité absolue. Ensuite, s'est déroulée l'Assemblée Générale ordinaire, avec exposé et approbation du Compte-rendu d'activité 2006, des comptes de l'exercice 2006, et du rapport moral de la Présidente. Là encore, beaucoup de questions, et une discussion positive s'est instaurée avec la salle à la satisfaction des membres du bureau qui se sont succédé à la tribune pour présenter chacun l'état d'avancement du dossier dont ils ont la responsabilité.
Les accompagnants visitaient durant ce temps le village de Sare, voisin de Saint-Pée-sur-Nivelle en profitant des charmes d'Ortillopitz, Maison basque de 1660 (Vieilles Maisons françaises), de son panorama, de son champ de lin, de sa pommeraie, de sa source et de son lavoir avant d'aller vérifier la cuisson des gâteaux au Musée du Gâteau basque. (Comme plusieurs moulins, le village de Sare et les grottes préhistoriques ont beaucoup souffert du violent orage qui s'est abattu sur la région dans la nuit du jeudi 3 au vendredi 4 mai. Voir http://www.moulinsdefrance.org/ffam/actu.html#basque .)
Le repas de midi a réuni tous les congressistes à l'Hôtel Bonnet pour célébrer la fin du Congrès avec les chants basques de la chorale Emak hor (Donnes maintenant !).
On a joué les prolongations, le dimanche après-midi, le lundi et même le mardi…

Ceux qui sont restés (encore plus de 90 participants le dimanche après-midi) ont pu visiter les moulins et les sites suivants :

Le dimanche après-midi

Le moulin de la forge ou atelier, Olhako Errota, de Saint-Pée-sur-Nivelle, appartenant à Anita Lamensans, secrétaire-adjointe de l'association Ardatza-Arroudet. Alimenté par un long canal de 600 mètres, ouvert sur la Nivelle et parfois creusé dans la roche, il a été particulièrement bien entretenu. Depuis le Moyen Age, malgré les incendies des armées françaises boutant les Anglais hors du royaume en 1449, puis, les vicissitudes dues à leurs successeurs quand le Maréchal Soult a cédé l'Espagne et le Pays basque à Wellington et ses alliés en décembre 1813, des travaux très importants ont été effectués sur le canal le 6 avril 1744, puis 1751, par le maçon Pierre Chardiat, le 17 juillet 1777, durant 10 jours, par Joanes Daniols et en février 1782, durant 15 jours, par Bernard d'Olhagaray et Pierre Detchegaray, charpentiers.
Ce beau moulin, dominant le lit de la Nivelle, comporte trois paires de meules actionnées par des roudets. Il produit de la farine de maïs. La 4e roue actionnait une scie à bois, aujourd'hui démantelée.
Un supplément : la maison voisine Kontenea, d'un beau style basque bien qu'inachevée, présente la collection concernant le grand champion de pelote Gaintxiki qui y est né.

Le Moulin de la Forge ou atelier, Olhako Errota, d'Ascain, où Maria Chohobigarat, fille de Maritxu Yanci, cousine de Louise Daguerre, a présidé à la restauration particulièrement étudiée dans le cadre de Chambres d'hôtes. Ce moulin, cité dès 1673 dans les archives notariales, comporte deux paires de meules entièrement restaurées. Les roudets qui les entraînent sont alimentés par une réserve d'eau (provenant du ruisseau Arraïko Erreka) retenue par un impressionnant barrage qui domine le bâtiment et procure une chute de 6 m ! Ascain s'enorgueillit aussi de la maison de Pierre Loti, l'écrivain de " Ramuntcho ", sur la place.

Le lundi 30 avril

Le site de Sorgin Xilo (" antre des sorcières ", allusion aux nombreux sabbats qui s'y seraient déroulés, ou aussi allusion aux échouages de bateaux)
Il est situé à Hendaye, au pied de falaises, au nord-est du château d'Abbadia. Aujourd'hui, il n'est plus fréquenté que par les pêcheurs à pied qui recherchent les opernes (Pollicipes Cornucopia Leach, " anatifes " ou " pousse-pieds ") ou autres crustacés...
Dans le passé, ce site a servi de lieu d'extraction de meules, mais on ne sait pas à quelle époque il fut exploité. Son accès (Site Naturel Protégé) est conditionné par les marées, mais nous pouvons penser qu'à l'époque de sa pleine activité, le rivage avait une morphologie différente et que la zone d'extraction se trouvait hors d'eau. Le secteur d'exploitation représentait une superficie approchant les 5 000 m2, ce qui laisse penser qu'il s'agissait d'une production de type industriel.
Trente-sept meules ont été répertoriées sur le site par Philipe Lesgourgues et Charles Humbert. Leur épaisseur varie de 20 à 40 cm, leur section peut être de différents types : arc de cercle (1/3 des pièces), carrée, rectangulaire ou circulaire avec un diamètre parfois irrégulier; elles ont parfois un œillard. Les pièces de section circulaire ont un diamètre variant de 1m à 1,30m. Les pièces non circulaires étaient ultérieurement retaillées et assemblées par cerclage de fer à chaud, comme les roues de charrette. Cette technique fut mise au point à partir de la fin du XVIIIe siècle.
On peut distinguer deux types de pierres : les meules à moulin, et les meules à taillander. Les meules à moulin étaient destinées à divers types de moulins: moulins à eau, à vent, à bras, à marée ; ils avaient également diverses destinations : foulon (laine), huile, tan, poudre à canon, lin et bien sûr le grain.
Les meules à taillander servaient à affûter les outils de nombreuses professions : charpentiers, menuisiers, tonneliers, barbiers, cordiers, tailleurs, etc.
On peut donc considérer que la production et le commerce des pierres à meule est un pôle déterminant des activités domestiques, artisanales et industrielles.
L'après-midi les congressistes ont visité l'Ecomusée Jean Vier, véritable exposition de la culture et des traditions basques.
De retour à Saint-Pée-sur-Nivelle, quelques congressistes courageux sont allés sous une pluie battante et à pied voir le Moulin d'Ibarron (construit en 1652 par les habitants) tout proche de hôtel Bonnet, avant de se mettre à l'abri pour assister à la conférence de Vincent Joineau, sur " La Restauration de Moulins, 3 exemples "

Le mardi 1er mai

Le moulin de Bassilour
Avec ses deux paires de meules à l'ancienne, ses courroies de cuir et son mécanisme en bois, il relève du monument historique. Située à Bidart, sur la rivière Ouhabia, cette maison construite en 1741, est réputée pour sa " méture " (pain à la farine de maïs), son gâteau basque, sa miche (gâteau de maïs parfumé à l'anis), ses sablés croustillants et ses pains. Gérard Lhuillier est donc peut-être l'un des derniers minotier-boulanger-pâtissiers de France à travailler avec une méthode artisanale. Et c'est pour cela que l'on s'y bouscule !!! Un peu plus en amont, se trouve un moulin plus petit, en état de marche, Gujela. Il possède deux paires de meules. La première était actionnée par un rouet à cuve, la seconde, installée plus tard, était entraînée par un moteur diesel de marque Bernard, à l'aide d'une courroie à renvoi d'angle.
Les 75 congressistes encore présents ont ensuite visité en alternance le centre ancien de Bayonne : la Cathédrale Ste Marie (classée patrimoine de l'Unesco, de style gothique, construite aux XIIIe siècle et XIVe siècle), les fortifications de Vauban (XVIIe siècle), puis le Chocomusée, ouvert spécialement pour nous ce premier mai. Ce dernier nous permet de revivre toute l'histoire de la fabrication du chocolat. Les chocolatiers de Bayonne broient du cacao noir. Un superbe moulin à fèves de cacao (prêt de Mme Claire Noblia) constitué de deux meules de granit verticales tournant sur elles-mêmes sur une meule horizontale tournante, le tout posé sur un bâti en fonte, trône au milieu du musée. Tout autour une importante exposition d'objets, livres, tasses, chocolatières, etc. rappelle l'histoire du chocolat depuis son arrivée en France sur la côte basque. En 1496, les juifs expulsés du Portugal par l'Inquisition s'installent à Bayonne, dans le bourg de Saint-Esprit, sur la rive de l'Adour, et développent la fabrication du chocolat, dans les années 1610. La première chocolaterie en France est créée à Bayonne en 1580, suivie par beaucoup d'autres, et on créera la Corporation des Chocolatiers-Ciriers.
Des familles de chocolatiers perpétuent la tradition. En 1815, les familles Biraben, Etchepare et Dominique, puis Cazenave, Guillot ou Daranatz. La fabrication du chocolat s'industrialise avec certaines maisons comme Fagalde, Harispe ou Noblia à Cambo.
Un repas-buffet typique est ensuite organisé dans le Petit Bayonne, à base de " tapas ". Le mot tapas vient du verbe espagnol tapar qui signifie couvrir. A l'origine, dans les bars, le verre de xérès (fino) était en effet servi recouvert d'une tranche de pain ou de jambon pour le protéger des mouches. Les espagnols ne déjeunant pas avant 14 ou 15 h et ne dînant que vers 22h, la consommation de tapas autour d'un verre entre amis permettaient de combler les petits creux qui survenaient entre les repas, plutôt tardifs… Plus qu'une simple spécialité culinaire, c'est un véritable mode de vie ...

Le Moulin de Bacheforès
Moulin à marée, il est le seul survivant des 4 existants auparavant. Situé sur la rive droite du fleuve Adour, à environ 10 km de l'embouchure, il est situé à l'est de la ville. C'est en 1642 que l'avocat Jean de Romatet fait construire " un moulin à eau de marée dans un domaine appelé Basseforêt, situé au lieu de Saint Étienne d'Arrivelabourt près Bayonne ". On trouve dans les archives différentes orthographes : " Basseforès ", Basseforest ", qui pourrait correspondre à " basa " (prononcer bacha) qui signifie en basque " forêt ".
Le fonctionnement du moulin est attesté depuis sa construction jusqu'au XIXe siècle (3 paires de meules).
Il est alimenté par un étang de 2 ha qui communique avec l'Adour par un canal d'amenée passant sous le bâtiment. Il se remplit complètement lors de la montée de la marée.
Sa vidange, à marée basse est normalement assurée par un système de vannes (ne fonctionnant pas actuellement). Il est actuellement en restauration.

Note : consulter aussi le site de l'association www.ardatzaarroudet.asso.fr

Agrandissement
Accueil au Moulin Plazako Errota, à Saint-Pée-sur-Nivelle
Les deux paires de meules du moulin
Agrandissement
Agrandissement
Succès de la Conférence du Docteur Jean Pierre Duhard sur les meules de l'Artzamendi
Jean Pierre Duhard, le conférencier
Agrandissement
Agrandissement
Moulin Amenduzeko Eihera
et son " bondissant " propriétaire.
Agrandissement
Agrandissement
Le Moulin de Potestat, à Domezain
et l'exposé de Gaxux, la fille de l'ancien meunier.
Agrandissement
Agrandissement
Peko eihera à Saint-Jean-le-Vieux
Nicolas Lacroix, fils du propriétaire, " aux commentaires "
Agrandissement
Agrandissement
Les thermes du Camp romain de Saint-Jean-le-Vieux
Roland Agrech, ancien président de la FFAM prononce l'allocution du 30e anniversaire
Agrandissement
Agrandissement
Le Moulin Olahko Errota, de Saint-Pée-sur-Nivelle
et deux de ses trois paires de meules
Agrandissement
Agrandissement
Au Musée de la Pelote basque, la maison Kontenea
Les deux paires de meules au moulin Olahko Errota, à Ascain
Agrandissement
Agrandissement
Le Moulin Bassilour, à Bidart
et ses deux paires de meules
Agrandissement

AgrandissementAgrandissementLe moulin Fanchon à Candas (Somme)

Le moulin Fanchon de Candas est le dernier des 7 moulins à vent qui ont existé sur la commune. C'est le seul en pierre, mais le cadastre signale un autre moulin tout proche qui aurait aussi pu être une tour, et qui a disparu vers 1840.
Du moulin, il ne reste plus que la belle tour au mur épais de 1,40 m. Elle avait été rehaussée de 1,50 m au XIXe siècle pour rajouter une deuxième paire de meules. Elle possède une toiture tout à fait originale. La commune en est propriétaire, aidée par une association locale.
Le premier contact avec l'ARAM Nord Pas de Calais remonte à juin 1999. Les plans sont réalisés dans les mois qui suivent. En 2001, la commune engage à ses frais, une première tranche de travaux qui consiste à supprimer la surélévation et à couler un chaînage en béton armé au sommet de la tour, ainsi qu'à supprimer quelques lézardes. Mais le plus gros reste à faire et les subventions sont nécessaires. Enfin tout est en ordre fin 2004 et les travaux débutent en avril 2006, par la rénovation de la tour. Le charpentier démarre les travaux avec 10 mois de retard, l'obligeant à monter la toiture dans des conditions difficiles en plein hiver. Celle-ci est montée sur la tour le 28 février et les ailes le 7 mars. Mais le moulin qui devait être achevé en mars ne l'est pas encore en juillet !

Texte et photos Jean Bruggeman

Association Moleriae Site

Hôtel de Ville
77260 La Ferté-sous-Jouarre

L’ASSEMBLEE GENERALE CONSTITUTIVE aura lieu le samedi 18 novembre 2006 à 14h, à La Ferté-sous-Jouarre. Une réunion du Conseil d’administration nouvellement élu suivra l’assemblée générale.
La FFAM en sa qualité de membre fondateur adhère à la nouvelle association.

À La Ferté-sous-Jouarre, capitale de la pierre de meules et de la meule, des projets pour mettre en valeur ce patrimoine unique au monde : Voir article


Nouvelles de 2006

Nouvelles de 2005