Les Poulies
Les
poulies sont des organes de transmissions du mouvement et de la force
motrice d'un arbre à un autre par l'intermédiaire d'une
courroie. Elles sont le plus souvent un facteur de multiplication ou de
division de la vitesse de rotation.
Pour obtenir un " arc d'embrassement " et par conséquent
une adhérence suffisante, il faut que le diamètre des poulies
unies par une même courroie ne soit pas inférieur à
1/5.
La
largeur des poulies est de 10% supérieure à celle de la
courroie. Cette largeur est plus grande si les transmissions sont verticales
ou semi-croisées. Le diamètre ne doit jamais être
tel que la vitesse circonférentielle de la poulie soit supérieure
à 30 m/s, afin d'éviter l'éclatement de la poulie
et les effets de la force centrifuge qui tendent à détacher
la courroie de dessus la jante.
Le diamètre d'une poulie qui doit être commandée
par une autre se détermine par le calcul, en partant du principe
que le nombre de tours sont inversement proportionnel aux diamètres
des poulies.
On utilise la formule suivante :
B x C
d = --------
T
Où
d = le diamètre de la poulie à calculer,
B = le diamètre de la poulie réceptrice,
C = le nombre de tours de la poulie motrice,
T = le nombre de tours de la poulie réceptrice.
Exemple : calculer le diamètre d'une poulie à placer sur
un arbre de transmission tournant à 300 tours/minute, qui doit
commander une machine tournant à 80 tours/minute et dont la poulie
réceptrice est de 900 mm de diamètre :
900 x 80
d = ---------------- = 240 mm.
300
Il peut arriver que l'on arrive à un nombre trop faible ou trop
fort. Il faut alors installer un renvoi intermédiaire dont on détermine
le nombre de tours de manière que les poulies aient un diamètre
convenable, ni trop grand ni trop petit en fonction des principes énoncés
précédemment. On procède par tâtonnement, en
fixant un nombre de tours intermédiaire entre les deux nombres
de tours connus et en calculant le diamètre des poulies.
Il existe trois sortes de poulies : en fonte, en fer et en bois.
Les
poulies en fonte et en fer
Elles s'emploient pour transmettre les grandes puissances. La poulie
en fer à l'avantage d'être plus légère et de
supprimer les craintes d'éclatement. Toutes les poulies devant
être installées sur les arbres de transmission se font en
deux pièces pour faciliter la pose sans avoir à démonter
les arbres.
Les poulies en une seule pièce conviennent en bout d'arbre, sur
un moteur électrique par exemple, à condition d'être
d'un diamètre faible.
Les
poulies en fonte
Se composent de trois parties : le moyeu, les rayons et la jante. Ces
poulies peuvent être en une ou deux pièces. Pour les poulies
étroites la longueur du moyeu est la même que la largeur
de la jante. Pour les poulies larges, la longueur du moyeu varie de 1,3
à 1,5 du diamètre de l'arbre. Les bras sont souvent en forme
de X, ce qui donne beaucoup de résistance à la poulie.
Les poulies en fer et en acier sont d'une construction plus légère.
Elles comportent en général un moyeu en fonte qui est coulé
autour des rayons, étamé à une extrémité
pour déterminer une adhérence aussi parfaite que possible.
La jante en tôle de fer est rivée sur les extrémités
des rayons de section ronde ou ovale.
Si la poulie commande une machine travaillant par à-coups, un
martinet par exemple, il est nécessaire de mettre une clavette
qui assure avec le serrage du moyeu l'entraînement d'une façon
absolue.
Les
poulies en bois
Elles s'emploient pour transmettre de faibles puissances. Elles sont
plus légères et présentent plus d'adhérence.
Ce sont les poulies que l'on trouve le plus souvent dans les moulins anciens.
Elles sont résistantes quand elles sont bien construites. Cependant
leur emploi est à éviter dans les milieux chauds et humides.
Elles se font en hêtre ou en peuplier. Les différents segments
sont amollis par la vapeur sous pression puis courbés à
la courbure définitive. Elles se font, en général,
en deux parties unies sur l'arbre par de forts boulons. Pour les poulies
en bois on peut mettre de la toile émeri entre le moyeu et l'arbre
en appliquant la partie émerisée sur l'arbre.
Poulies fixes et poulies folles
La nécessité de commander certaines machines de façon
discontinue entraîne l'emploi des poulies fixe et folle. Quand on
veut arrêter la machine, on fait glisser la courroie sur la poulie
folle qui tourne librement sur l'arbre sans le faire tourner. pour embrayer
la machine on fait passer la courroie de la poulie folle à la poulie
fixe par un dispositif mécanique approprié qui peut être
souvent une simple barre de bois.
Bernard SAULDUBOIS
dimanche 18 février, 2007
Ancien article :
Restaurer un moulin à eau (2éme partie)
Les Transmissions par Courroies)
Restaurer un moulin à eau (1ère partie)
La manuvre des vannes
La construction roue hydraulique à aubes
Le Cormier : ou trouver des plants ?
Les Bactéries au secours du Patrimoine
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Le rhabillage des Meules
Les meules à grain anciennes
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