Retour
Le moulin du mois de juillet 2003
Le Moulin de Churet à Anais (Charente)

La roue à aubes du moulin de Churet
Au Moulin de Churet, Commune d'Anais en Charente, on produit de l'électricité
avec une roue hydraulique.
Le 1er juin, au moulin de Churet, il y avait l'émotion, celle des propriétaires,
Michel et Monique Combeau, pour qui cette inauguration était l'aboutissement d'une
aventure personnelle.
Il y avait aussi un enthousiasme particulier chez les passionnés de moulins et une
certaine solennité. Il ne s'agissait pas à proprement parler de la remise en eau du
moulin, car la roue tourne depuis plusieurs années, mais les éléments de l'huilerie
venaient d'être mis en place et, surtout, on inaugurait dans le cadre du "Printemps
de l'environnement de la semaine des énergies durables", l'installation d'un équipement
pour la production d'électricité dont la portée dépassait l'événement
local.
Il s'agit d'un modèle conçu pour un petit moulin situé sur l'Argence, rivière au débit
modeste, et pourvu d'une roue de côté de 4,50 m de diamètre pour une largeur d'aubes
de 0,72 m travaillant sous une chute de 2,50 m. De quoi intéresser le plus grand nombre
de propriétaires de moulins.
Sur l'arbre de roue, juste derrière le rouet de fosse, se trouve une poulie de 2,50
m qui, par l'intermédiaire de trois transmissions, fait tourner une alternateur de
6 kwa 1500 tours/minute.
La
grande poulie solidaire de l'arbre de la roue à aubes, premier élément
du système de multiplication.
Outre l'alternateur, le dispositif comporte : - une carte de régulation électronique
- un ensemble de triacs de puissance - un caisson de 12 résistances - une armoire
électrique renfermant la carte, des fusibles de protection, les triacs et leurs dissipateurs
(radiateurs) et les auxiliaires que sont disjoncteurs, contacteurs, ampèremètres,
voltmètre, fréquencemètre...
La carte de régulation réagit aux variations instantanées de la puissance hydraulique
ou de la puissance appelée par le réseau. Après comparaison entre la fréquence réseau
et une consigne fixe, la carte corrige tout écart pour un fonctionnement à puissance
constante. On obtient ainsi une fréquence régulée de 50 hz avec une tension de 380
volt entre phases ou 220 volt entre phase et neutre.
Le dispositif final de multiplication.
Cet équipement monté par Benoît Lauriou est rentabilisable en cinq ans. Il permet d'alimenter des
appareils de chauffage et permettra tout aussi bien - on l'aura compris - de renvoyer le courant produit
dans le réseau dès que la pose des compteurs de production sera généralisée.
Ainsi donc, produire de l'électricité à partir d'une simple roue de moulin
est chose possible, accessible. Qu'on se le dise.
vendredi, 18 juillet, 2003
Historique :
juin 2003 Le Moulin Bonnet, à Boulbon
mai 2003 Le Moulin à vent de Montceau et Écharnant ( Côte d'Or )
avril 2003 Le Moulin à vent Saint Marmé, à Torxé ( Charente Maritime )
|