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Martinique
: le moulin de Trois-Rivières dans le vent
Il est situé sur la route qui mène dans le sud de la Martinique.
Elément du patrimoine sucrier et rhumier de la Martinique, le moulin à
vent marque l'entrée de l'habitation Trois Rivières à Sainte-Luce.
Il est depuis décembre 2005 le plus récent élément touristique
qu'offre le site. Totalement restauré, il rappelle l'histoire de la fabrication
du premier pro-duit d'exportation de la Marti-nique, le sucre. C'est par le broyage
de la canne, à l'aide de ses trois cylindres que le sucre était extrait
de la canne. C'est un moulin typique des îles, avec son fût tronconique
et ses ailes à toiles actionnant les cylindres.
Mais ce qu'offre le moulin restauré de Trois-Rivières, c'est non seulement
l'histoire d'une activité qui fut essentielle sur l'île, mais aussi le
rappel de ce que furent alors ces grandes plantations autour desquelles la vie s'organisait
pour des milliers d'hommes et de femmes. De fait, la rénovation de cet élément
permet de connaître l'histoire de Trois Rivières qui a appartenu à
Nicolas Fouquet, surintendant des finances de Louis XIV.
Une immense concession à canne à sucre à l'époque (plus
de 2 000 hectares), et évidemment des moulins à canne, dont le dernier
qui utilisera le vent est ainsi offert à la visite aux Martiniquais et aux
touristes. Plus de 80.000 visiteurs sont attendus.
L'arrivée des grandes usines centrales, avec Emile Bougenot, mettra un terme
à une pra-tique ancestrale, en permettant un développement différent
de l'activité et de la vie dans les grandes plantations. À Trois-Rivières,
si Nicolas Fouquet a été banni de la propriété par le
roi qu'il servait, le sucre a long-temps dominé l'activité avant sa
substitution par le rhum agricole.
Aujourd'hui, le site n'offre que la visite touristique puisque la fabrication du rhum
a été transférée dans la distillerie La Mauny, non loin
de là, à Rivière-Pilote.
Pour autant, le maintien de l'outillage et aujourd'hui, le moulin à vent, permet
de mieux percevoir le travail qui fait que le breuvage extrait du jus de canne mérite
bien plus qu'une simple visite. Avec un investissement de 600 000 euros, les héritiers
Bellonie et Bourdillon en ont fait le fleuron de leur label, sans oublier celui de
toute une région.
D'après un article de Gabriel Gallion France Antilles Martinique, ©
CTCS
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