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Moulin d’Escoubès-Pouts

Sur cette commune, il existait 2 moulins, l’un en ruine de nos jours (la Moule de Herrans) situé à 300 m en aval du nôtre, les deux étant alimentés par le cours d’eau l’Echez. Notre Moulin date de plus de 200 ans, nos grands-parents l’ont acheté en 1950, à l’époque il comprenait 3 meules : une pour le maïs, une pour le blé et une pour le seigle ainsi qu’une bluterie (pour la séparation de la farine et du son, qui se faisait également avec la force motrice de l’eau). A l’heure actuelle il reste celles du maïs et du blé, et la bluterie, dans leur état d’origine. D’après certains spécialistes historiens, il est dit que François Soubirous, père de Bernadette Soubirous, l’aurait exploité d’octobre 1855 à avril 1856 et qu’il habitait dans une cabane à l’entrée du village. On peut penser que cela pourrait être plausible car à l’entrée de notre village, en venant de Lourdes, il y a un abri sur lequel est inscrit « ABRI POUR LES PAUVRES ». De plus, au musée du Petit Lourdes (musée retraçant la vie de la famille Soubirous et de Lourdes à l’époque des apparitions), la maquette de notre moulin y est représentée. D’autres font mention du moulin d’Arcizac. En 1960, des scènes du film ‘Il suffit d’aimer’ y ont été tournées.

Durant une dizaine d’années environ, notre Moulin a été intégré à un circuit touristique faisant découvrir les richesses patrimoniales et artisanales qui pouvaient exister aux portes du Pays de Lourdes et animées durant l’été par les jeunes du MRJC (Mouvement Rural de Jeunesse Chrétienne). Nous avons cessé de moudre en 1983, car la « pierre folle » située sur le dessus, s’est déplacée et l’on ne pouvait pas prendre de risques car c’est aussi notre habitation. Avec mes frères, nous ne baissons pas les bras et espérons avoir la possibilité de le remettre un jour en fonction, non pas pour le folklore mais parce que, quelque part au fond de nous, nous avons la nostalgie de cette odeur de farine fraîchement moulue même si tout est blanc après, du ronronnement des meules qui nous berçaient petits, mais surtout parce qu’une farine moulue par des cylindres n’a pas la même texture que celle qui est passée par les meules de pierre. En espérant toutefois pouvoir trouver encore dans le futur des artisans capables de restaurer les pierres. Comme le disait notre grand-père : « Pas besoin d’un CAP, il suffit d’un peu de courage ».

Les enfants du moulin.

(Privé, non ouvert à la visite).