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Découverte d’un département : la Nièvre

Extrait d’un article de 2 pages avec carte et photos, par Philippe Landry

La Nièvre fait partie de la région Bourgogne, et correspond approximativement à l’ancienne province du Nivernais. La superficie du département est de 6 816,71 km ². La densité de population est de 32,60 habitants par km². Les plus grandes villes du département en nombre d’habitants par rapport au recensement de 2007 sont : Nevers, Cosne-Cours-sur-Loire, Varennes-Vauzelles, Decize, La Charité-sur-Loire, Fourchambault, Clamecy, etc. La Nièvre est limitrophe des départements de l’Yonne, de la Côte-d’Or, de la Saône-et-Loire, de l’Allier, du Cher et du Loiret, et est constituée de régions naturelles assez variées. D’ouest en est, on peut distinguer l’extrémité amont du Val de Loire. La Loire, rejointe par l’Allier au Bec d’Allier, légèrement en aval de Nevers, sur les territoires des communes de Marzy et de Gimouille, constitue l’essentiel de la frontière ouest du département avec le Cher ; la Puisaye, à l’extrémité nord-ouest du département, à la limite avec les départements du Loiret et de l’Yonne ; les collines calcaires du Nivernais, qui correspondent à la partie centrale du département ; le Bazois, qui se trouve à l’est des collines du Nivernais et qui correspond aux contreforts du Morvan ; l’est du département correspond à la partie occidentale du Morvan, massif granitique, anciennement exploité pour son bois notamment, et aujourd’hui davantage dédié à une activité touristique.

Le département est traversé par de nombreux cours d’eau, notamment la Loire et l’Allier. Trois rivières principales coulent vers la Loire : l’Aron dans le Bazois qui a pour affluents la Dragne, l’Alène et la Canne qui confluent à Cercy, la Nièvre de Champlemy, grossie à Guérigny de la Nièvre d’Arzembouy, le Nohain dans le Donziais. Les autres affluents de la Loire sont sur la rive droite : la Cressonne, l’Ixeure, le Mazou, la Vrille ; sur la rive gauche : l’Acolin et la Colâtre. Les principaux affluents nivernais de l’Yonne sont le Beuvron qui reçoit le Sauzay et l’Armance. A toutes ces rivières s’ajoute une multitude de petits ruisseaux. Toutes ces rivières ont été utilisées par l’homme et de nombreux barrages ou prises d’eau ont été construits.

A ces rivières, s’ajoutent plusieurs canaux et des étangs qui étaient autrefois nombreux dans le Bazois avant leur assèchement. Les plus importants sont l’Etang Neuf et l’Etang Gouffier à la Collancelle et surtout les étangs de Vaux et de Baye qui sont utilisés pour l’alimentation du Canal du Nivernais. Autres étangs dans la région de Fours à Azy-le-Vif, en Puisaye. Plusieurs lacs de la Nièvre sont artificiels. Le plus ancien et le plus important d’entre eux est celui des Settons : un barrage fut construit entre 1856 et 1861, complété par une digue en 1901. A l’origine, il s’agissait seulement d’un réservoir pour le flottage.

Moulins et usines

Deux enquêtes ont été faites, l’une en 1809 sur les moulins à farine, l’autre en 1840 : « état des moulins à farine, à foulon ou autres ». La majeure partie des réponses portent sur les nombreux moulins « à blé », mais sont notés aussi quelques moulins à foulon, à vent, à écorce « un moulin à broyer du caillou pour porcelaine » (Fours), « à blanc pour faïence » (Nevers), par exemple. Quelques maires ajoutent des indications techniques sur le nombre de meules ou la position des roues.